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Les identités non-humaines (NHI) : et si votre principal risque cyber ne venait pas d’un humain ? 

Découvrez comment les identités non-humaines (NHI) menacent votre cybersécurité et comment reprendre le contrôle grâce au Zero Trust et à la gouvernance IAM.
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Portées par le cloud, l’automatisation ou encore l’intelligence artificielle, les transformations numériques ont profondément redéfini la manière dont les entreprises conçoivent et pilotent les identités et les accès. Longtemps centrées autour des utilisateurs humains, les différentes stratégies de gestion des identités doivent désormais intégrer une nouvelle catégorie d’acteurs : les NHI ou autrement appelés les identités non humaines. Cette composante de nos écosystèmes qui regroupent les comptes de services, les clés et jetons API, workloads cloud, les pipelines DevOps ou encore les agents autonomes sont devenus omniprésentes dans les infrastructures modernes. Au sein des organisations, elles sont devenues plus nombreuses que les identités humaines, parfois dans des proportions conséquentes allant jusqu’à cinquante pour une. Contrairement aux identités humaines, les identités non humaines opèrent de manières continues et leurs gestions constituent aujourd’hui un risque majeur pour la cybersécurité et à ainsi maîtriser. 

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Une croissance exponentielle sous le radar de la sécurité

Si les identités non humaines sont aujourd’hui un pilier du fonctionnement des systèmes modernes, leurs croissances exponentielles en font un défi majeur en matière de contrôle et de sécurité. 

  • Beaucoup d’entre elles n’ont pas de propriétaire clairement identifié, 
  • Elles disposent régulièrement de privilèges excessifs 
  • Elles utilisent des données secrètes statiques rarement renouvelés

Les comptes orphelins, c’est à dire des identités actives sans propriétaire ou usage clairement identifié, représentent un vecteur d’attaque particulièrement critique. Ce manque de visibilité crée un environnement propice aux compromissions, notamment à travers l’exposition de secrets et de clés API, de la prise de contrôle d’identités machine ou de l’exploitation de privilèges inadaptés ou excessifs. 

De plus, l’émergence de l’automatisation et l’intelligence artificielle accentuent ces vulnérabilités. Les agents d’IA héritent fréquemment des permissions de ceux qui les ont créées et opèrent à une vitesse qui dépasse les capacités humaines, transformant chaque excès de privilèges en faille exploitable. 

Le grand vide méthodologique : un manque criant de standardisation

En dépit de leur forte croissance, les identités non humaines souffrent d’un manque de standardisation dans leurs gestions. Auth0 met plus précisément en avant qu’elles ne bénéficient pas d’un cadre de gouvernance mature ni de processus établis durant les différentes étapes du cycle de vie. Les organisations créent souvent des identités machines sans politique claire de nommage, de stockage des secrets ou de rotation des clés. Cette absence de standardisation complique la visibilité et rend difficile la mise en place de contrôles cohérents. Les différentes analyses insistent également sur le fait que les identités non humaines sont souvent traitées comme de simples composantes techniques, alors qu’elles devraient être considérées comme des entités à part entière, soumises aux mêmes exigences de sécurité, de traçabilité et de conformité que les identités humaines. 

Des failles techniques exploitées par les attaquants

Ce manque de visibilité et de gouvernance peine les organisations à inventorier l’ensemble des identités actives, à suivre leurs cycles de vie ou à appliquer des contrôles cohérents. A la différence des identités humaines, les identités non humaines peuvent être créées automatiquement, avoir des durées de vie variables et ne déclenchent aucun processus de désactivation lorsqu’elles deviennent obsolètes. A ce manquement s’ajoutent d’autres failles, comme le stockage en dur d’informations critiques dans les scripts ou les dépôts de code, rendant ainsi l’infrastructure informatique particulièrement vulnérable. Les privilèges restent également monnaie courante, car il est généralement plus simple d’accorder de larges permissions que d’en définir finement les besoins réels. Comme le souligne Auth0, cette tendance à la sur-permission constitue comme mentionné précédemment l’un des principaux vecteurs d’attaques. Concrètement, une fois une identité machine compromise, elle offre aux attaquants des capacités de mouvements complexes à détecter. 

Feuille de route : les étapes clés pour reprendre le contrôle des identités

Pour réduire ces risques, les organisations doivent adopter une approche structurée et proactive.

1. Établir un inventaire centralisé et dynamique

 La première étape serait d’établir un inventaire centralisé de toutes les identités non humaines, en les classifiant selon leur rôle, leur criticité et leur propriétaire. Cette visibilité permettrait d’identifier les comptes orphelins, les privilèges excessifs et les secrets exposés. 

2. Automatiser la gestion du cycle de vie

Par la suite, la gestion du cycle de vie doit être automatisée : 

  • Création contrôlée, rotation régulière des secrets, 
  • Désactivation automatique des identités inutilisés 
  • Revue périodique des accès.  

3. Unifier la gestion des identités (IAM)

Auth0 recommande d’intégrer les identités non humaines dans les mêmes processus IAM que les identités humaines, notamment en utilisant des solutions capables de gérer les deux types d’identités de manières unifiée. 

L’architecture Zero Trust et la surveillance continue comme boucliers

L’adoption stricte d’une architecture Zero Trust constitue également un pilier fondamental afin que les sociétés maîtrisent leurs systèmes informatiques. L’application de ce principe est essentielle, notamment via : 

  • Des permissions minimales, temporaires et contextuelles
  • L’utilisation de mécanismes d’accès just-in-time. Elle se repose sur le concept d’authentification, l’utilisation d’identifiants éphémères et vérifiables, une revalidation régulière des droits et la surveillance comportementale.

Ainsi, les identités non humaines sont surveillées en continu afin d’identifier tout comportement anormal, qu’il s’agisse d’accès atypiques ou d’actions non conformes à leur usage attendu. Les solutions SIEM et d’analyse comportementale offrent des capacités de corrélation d’événements avancées, favorisant une détection rapide de ses activités anormales. 

Vers une gouvernance centralisée

Enfin, la gouvernance des identités, qu’elles soient humaines ou non humaines, doit être centralisée. Dans les faits, les deux catégories sont étroitement liées. Les identités non humaines héritent souvent de privilèges de leurs créateurs, et les erreurs humaines sont à l’origine de nombreuses failles. La généralisation d’une gouvernance centralisée permettrait d’obtenir une vision globale des risques pour ainsi dans un second temps appliquer des politiques cohérentes et renforcer la conformité réglementaire.

Les organisations qui adoptent une stratégie complète, associant visibilité, automatisation, zero trust et surveillance continue transforment la gestion des identités non humaines en un avantage stratégique. Elles renforcent leur résilience, réduisent les risques de compromission et améliorent leur posture globale de cybersécurité dans un environnement où les identités non humaines jouent un rôle de plus en plus central.

FAQ

Qu’est-ce qu’une identité non humaine ?

Une identité non-humaine (NHI) désigne un élément devant s’authentifier et accéder à des ressources au sein d’une infrastructure, sans être associé à un utilisateur physique.

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